
Rencontre une dominatrice
Dans mon appartement du quartier Saint-Martin, à Périgueux, la routine s’étire entre les murs épais, rythmée par le silence de la ville endormie. Pourtant, il suffit d’un simple appel, d’une voix féminine à l’autre bout du téléphone, pour que tout bascule. L’imaginaire s’invite, insidieux, et je me surprends à rêver de la salle rouge du Club L’Antre, ce lieu discret dont on murmure le nom entre initiés. Là-bas, les frontières s’effacent, les regards se croisent, et l’idée d’une rencontre réelle devient presque palpable. Mais ce soir, c’est à distance que je me laisse guider, suspendu à chaque mot, chaque silence. Peu à peu, mes repères se dissolvent ; la voix prend le dessus, effaçant la distance, et je me découvre prêt à obéir, sans même comprendre comment j’en suis arrivé là.

Périgueux